Territoire de contractualisation
Landes Nature Côte d'Argent
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Sur la façade littorale landaise, entre forêts de pins, longues plages et une chaîne de lacs emblématiques, le territoire Landes Nature Côte d’Argent (LNCA) s’affirme comme une région à l’identité naturelle forte et à l’attractivité résidentielle affirmée. Il regroupe 23 communes au sein de trois intercommunalités (Mimizan, Côte Landes Nature et Grands Lacs) et compte près de 55 000 habitants sur une superficie d’environ 1 635 km², soit environ 17 % de la surface départementale des Landes.
Un territoire façonné par la nature
Situé sur le département des Landes, le territoire Landes Nature Côte d’Argent s’étend le long de la côte d’Argent, entre le Bassin d’Arcachon au nord et le Pays basque au sud, où se succèdent plages océanes, dunes, forêts de pins et lacs d’eau douce reliés entre eux. Le territoire est structuré autour de trois pôles urbains principaux (Biscarrosse, Parentis-en-Born et Mimizan) qui concentrent à eux seuls plus de la moitié de la population et près de 60 % des emplois. Les autres communes, à dominante rurale, participent à un maillage territorial riche et diversifié. L’axe autoroutier A63, la 2×2 voies qui relie Dax à Mont-de-Marsan, ainsi que la gare de Ychoux facilitent les connexions avec les grandes agglomérations voisines (Bordeaux, Arcachon, Dax).
Carte d'identité département - Landes Nature Côte d'Argent
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Nombre d’habitants (2025)
56 700
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Superficie (en km2)
1 713,0
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Densité habitants / km2 (2025)
33,1
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Nombre de communes
23
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Nombre d’EPCI
3
Votre élu(e)
Sophie WEBER
Elue de territoire
Une économie portée par la nature et le tourisme
Le principal moteur économique du territoire reste le tourisme, fondé sur l’océan, les forêts et les lacs. Le Pays LNCA affiche une offre d’hébergements touristiques très développée (hôtels, campings, villages de vacances, résidences). Cette spécialisation génère des revenus importants, mais expose aussi le territoire à des risques liés à la saisonnalité et à une forte dépendance à l’activité touristique.
Les activités du quotidien (commerces, services, immobilier) représentent une part importante des emplois locaux. Toutefois, les principaux pôles du territoire ont parfois du mal à capter l’ensemble de la consommation des habitants, une partie des achats étant réalisée dans les grandes villes voisines. En parallèle, certaines activités industrielles, notamment liées à la forêt-bois-papier-imprimerie et à la chimie, participent à la résilience économique du territoire.
Le territoire connaît une croissance démographique soutenue depuis les années 2000, portée notamment par des installations de nouveaux résidents attirés par le cadre de vie. Cependant, cette croissance s’accompagne d’un vieillissement marqué : les plus de 60 ans sont environ 1,2 fois plus nombreux que les moins de 30 ans, et ce vieillissement touche particulièrement les artisans-commerçants, chefs d’entreprise et cadres, ce qui peut peser sur l’innovation et la transmission d’entreprises. Toutefois, le taux de chômage reste élevé, et une part importante de l’emploi est saisonnier, ce qui peut fragiliser certains ménages.
Des différences socio-économiques sont observées entre les intercommunalités : Mimizan présente des indicateurs plus fragiles (niveau de vie, emploi non qualifié, pertes d’emplois) que Côte Landes Nature ou Grands Lacs, plus favorisés par leur proximité avec les dynamismes d’Arcachon/Bordeaux.
Une qualité de vie naturelle qui fait sens
La qualité de vie est au cœur de l’identité du territoire. Océan, lacs, forêts et espaces naturels ouverts offrent aux habitants une diversité d’activités de plein air (randonnée, nautisme, cyclisme) et un environnement propice au bien-être quotidien. Cette richesse paysagère s’accompagne d’une vie associative et culturelle dynamique, contribuant à un cadre de vie attractif pour les résidents comme pour les visiteurs.
Stratégie du territoire
La stratégie de développement du Pays Landes Nature Côte d’Argent (Contrat de Développement et de Transitions 2023-2025) repose sur trois axes majeurs, pensés pour accompagner les transformations économiques, sociales et environnementales du territoire.
1. Préserver les ressources et favoriser l’émergence de nouvelles richesses
Face aux limites d’un modèle fondé historiquement sur un tourisme de masse et une exploitation intensive des ressources, la stratégie vise à engager une mutation écologique et économique durable. Cela passe par :
- un tourisme plus durable et différencié, respectueux des milieux naturels ;
- la valorisation des filières locales comme la forêt et l’agriculture durable ;
- le développement de l’économie circulaire et des énergies renouvelables ;
- l’accompagnement des activités émergentes innovantes.
2. Organiser l’équité, la solidarité et la cohésion territoriale
Le territoire connaît des contrastes forts, entre zones littorales attractives et arrière-pays plus fragiles, entre populations aisées et personnes en situation de précarité, qui nécessitent une réponse structurée. La stratégie met l’accent sur :
- l’amélioration des conditions de vie pour tous (logement, services, équipement) ;
- le soutien à l’emploi stable et pérenne et la lutte contre le chômage ;
- l’accompagnement des jeunes et des seniors (silver économie) ;
- le renforcement des services de proximité pour favoriser l’ancrage des habitants.
3. Faire de la qualité de vie un bien commun
La qualité de vie est l’atout majeur du territoire, mais elle peut être limitée par l’éloignement des services ou des offres culturelles en dehors des périodes touristiques. Cette orientation vise à :
- préserver la biodiversité et les milieux naturels ;
- soutenir la culture et la vie locale comme éléments d’identité ;
- valoriser les patrimoines bâtis et naturels ;
- réinventer l’accessibilité (mobilités alternatives, services de proximité, déplacements doux) afin de renforcer l’autonomie territoriale.
Un volet concret de cette ambition est le Contrat opérationnel de mobilité adopté en 2023, avec des actions pour améliorer les déplacements (transports à la demande, covoiturage, infrastructures cyclables, amélioration de la gare d’Ychoux, coordination avec la Région).