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Présentation du territoire Médoc

Bordé à l’ouest par l’Océan Atlantique, à l’est par l’estuaire de la Gironde et au sud par la forêt des Landes de Gascogne, la métropole bordelaise et le Bassin d’Arcachon, le Médoc est une terre immense (234 000 hectares), dotée de paysages divers regorgeant d’une biodiversité exceptionnelle, de savoir-faire uniques et de richesses culturelles que le Parc naturel régional Médoc s’emploie à valoriser et à préserver.
Avec plus de 110 000 habitants, le territoire est composé de 52 communes dans 4 Communautés de Communes.
Seule la Communauté de communes de Médoc Coeur de Presqu’île est classée en vulnérabilité intermédiaire, les trois autres Communautés de communes en vulnérabilité faible.

Publié le jeudi 19 mars 2020
  • #Politique contractuelle

Un territoire de projet

Le territoire comprend 52 communes, dont 51 sont sur le périmètre du Parc naturel régional et compte 104 384 habitants et 28 505 emplois.

Ce territoire multiple est à composantes tout autant périurbaines, rurales et balnéaires. Une large frange sud est soumise à l’influence directe de la métropole avec un fort enjeu d’accueil d’une population nombreuse travaillant dans la zone d’emploi bordelaise. Plus au nord et sur l’Estuaire se pose l’enjeu du vieillissement et de la fragilisation de la population. Quant au littoral, il bénéficie de son attrait, notamment auprès des résidents secondaires.

À défaut d’une ville-centre, l’armature territoriale du Médoc s’organise sur un réseau de pôles de centralité structurants : Lesparre-Médoc (5 699 habitants), Pauillac (4 861 habitants), Le Pian-Médoc, Castelnau-Médoc, Saint-Laurent-Médoc, Lacanau et Soulac-sur-Mer. Un certain nombre d’entre eux sont en proie à des phénomènes importants de dévitalisation de leur centre-bourg.

Le Médoc ne dispose pas de véritables axes de transport routier nord-sud, qui soient capables de relier rapidement l’ensemble du territoire à l’agglomération bordelaise. La ligne de TER Bordeaux – Le Verdon est un véritable atout à activer. Les trajets routiers internes au territoire ouest-est sont encore plus difficiles. Les sujets de l’accessibilité avec la métropole et de la mobilité interne sont particulièrement préoccupants pour le territoire qui souhaite développer de nouvelles formes de mobilité alternatives et inclusives.

Le territoire, labellisé Territoire à énergie positive pour la croissance verte, a réalisé en 2016 un bilan énergétique territorial afin de fonder la stratégie de transition énergétique du PNR, basée sur la réduction des consommations énergétiques dans les logements et le tertiaire et l’accompagnement à la bonne intégration des projets de production d’énergie renouvelables.

L’analyse du tissu économique met en exergue le poids prédominant des secteurs traditionnels que sont l’agriculture et notamment la viticulture le long de l’Estuaire, la sylviculture (74% du territoire occupé par du pin maritime) avec 248 artisans de la filière bois et l’artisanat (3 833 établissements, 5 219 salariés). Le territoire est conscient des questions posées par le travail saisonnier, tant touristique qu’agricole, et s’y attèle. Le diagnostic révèle également d’autres leviers de développement avec le tourisme (415,42 M € générés), l’économie sociale et solidaire (370 établissements, 10,2% des salariés), la filière du composite (41 acteurs, 1 000 salariés) avec une création de cluster en cours. Le territoire souhaite également investir le champ de la rétro-innovation émergente sur des filières anciennes, telles que l’ostréiculture dans les marais au nord et le gemmage au Porge.

La situation de vulnérabilité du territoire

La nouvelle politique contractuelle de la Région apporte un soutien différencié en fonction du degré de vulnérabilité du territoire. Quatre domaines de vulnérabilité ont été définis au regard des compétences principales et ambitions régionales pour caractériser la situation relative des territoires :

  • le revenu des ménages,
  • l’emploi et le marché du travail,
  • le niveau de formation de la population,
  • la démographie et l’accessibilité aux services de la vie courante.

Trois niveaux de vulnérabilité ont été retenus : moins vulnérable, intermédiaire, plus vulnérable. Un indicateur synthétique calculé en fonction du nombre de domaines pour lesquels l’EPCI (établissement public de coopération intercommunale) présente une vulnérabilité a classé les intercommunalités du périmètre de contractualisation de la façon suivante :

  • Communauté de communes Médullienne et Communauté de communes Médoc Estuaire : pas ou peu vulnérables.
  • Communauté de communes Médoc Atlantique et Communauté de communes Médoc Cœur-de-Presqu’île : vulnérabilité intermédiaire.