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Le Lionbot de la Région Nouvelle-Aquitaine

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Temps de lecture 6 minutes
actualité

Le Vieux Relais d’Airvault, tiers-lieu et bar-restaurant

L’ancienne auberge du vieux relais, véritable institution à Airvault, a été rénovée pour en faire un lieu de rencontre des habitants et d’accueil des touristes dans une logique de redynamisation du centre bourg. Ouvert depuis juin, ce nouvel espace compte un bar-restaurant et un « tiers-lieu hybride » pouvant accueillir des activités artisanales, artistiques ou touristiques.

Publié le mercredi 12 janvier 2022
  • #Économie territoriale
  • #Politique contractuelle

Au cœur du Bourg d’Airvault, le vieux relais arbore fièrement son architecture à pans de Bois peints en rouge. Difficile de passer à côté sans être tenté de pénétrer dans sa cour accueillante dominée par la tour du vieux château et de se poser à la terrasse du bar-restaurant. C’est tout l’intérêt de la rénovation de l’auberge du vieux relais, véritable institution de la commune pendant des décennies (voir encadré plus bas) : en faire un lieu de rencontre, d’échange et de redynamisation du Bourg grâce à l’aménagement d’un bar-restaurant et de cinq « loges » qui abritent pour le moment une créatrice de bijoux, un escape-game et l’office du tourisme.

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La mairie fait l'acquisition du lieu

Si, du fait de son emplacement à proximité des halles en pierre et à deux pas de la magnifique église abbatiale du XIe siècle, ce projet apparaît aujourd’hui comme une évidence, il n’a toutefois pas été simple à mettre en œuvre, comme le rappelle le maire Olivier Fouillet, un de ses artisans : « Avec la fermeture de ce lieu emblématique en 2000, plusieurs projets avaient été envisagés. Puis, la mairie a fait l’acquisition du lieu en 2004 et engagé plusieurs études sur son devenir. Sans résultats, car les programmes envisagés avaient, avant tout, une dimension de rentabilité économique, difficilement atteignable pour une commune comme la nôtre qui compte 3 300 habitants. »

« Un endroit où tester des choses »

En 2014, la municipalité d’alors, s’oriente vers une nouvelle dynamique en travaillant à la redynamisation du bourg. Cette volonté est renouvelée aujourd’hui avec l’intégration au programme national « Petites villes de demain » et dans le cadre des contrats de territoires de la Région Nouvelle-Aquitaine. « La première réflexion a été de se dire, Airvault est classée petite cité de caractère du fait de la richesse de son patrimoine, mais elle n’offre aucun endroit pour accueillir les visiteurs de passage qui souhaitent boire un verre et profiter d’une petite restauration. Rien non plus où les habitants peuvent se retrouver pour des moments conviviaux », poursuit Olivier Fouillet. « Dans cette même logique, il nous semblait important d’encourager l’installation de structures autour de projets artistiques, touristiques, économiques ou encore de découverte des savoir-faire. »

Créer un lieu hybride

A partir de ces postulats, les travaux, d’un montant total de 2,2 M€ (avec un montant d’aides financières à hauteur de 900 000 € dont 200 000 € de la Région), ont ainsi pu être engagés. « Et il était temps, car au fil des années, le site s’était dégradé. » Les travaux se sont étalés sur près de trois ans sous l’œil attentif de l’architecte des Bâtiments de France. « Ils ont été plus longs et plus coûteux que prévu du fait du Covid, mais aussi de l’obligation de fouilles archéologiques. »

Aujourd’hui le site offre une vaste cour, débarrassée de certains bâtiments sans valeur architecturale. Des éléments en pierre permettent de s’assoir autour des espaces enherbés. Un préau et une terrasse accolée au bar-restaurant ont été aménagés. Le bar-restaurant a vu le jour dans les anciens locaux de l’auberge, tout comme les cinq loges, dont deux sont encore à la location. « Dans notre volonté d’en faire un lieu hybride, comme on aime le qualifier, où les personnes qui s’installent peuvent ici tester des choses, nous avons opté pour des tarifs de location bas, progressifs dans le temps, et encadrés par des baux souples mais avec des horaires d’ouverture qui correspondent aux habitudes de vie des visiteurs et des habitants de la commune. »

Les habitants et les touristes au rendez-vous

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Très vite, le lieu a séduit les actuels locataires qui se sont spontanément adressés à la mairie pour s’intégrer au projet. Après 4 mois d’activité, ils sont particulièrement ravis de leur choix, à l’image de Bertrand Leclerc co-gérant du bar-restaurant qui propose une cuisine type snacking avec des produits locaux : « Les habitants se sont bien appropriés les lieux. Après le marché, l’ambiance est très sympa, ils aiment venir boire un verre entre amis. Et les touristes ont également été au rendez-vous, malgré cette période difficile. » Même son de cloche du côté de la créatrice de bijoux, Aurélie Borel : « Effectivement, il y a eu pas mal de passage cet été. Je me sens bien ici. Avant je travaillais chez moi et je vendais mes créations en France et à l’étranger par internet. Ici, c’est plus convivial, les gens me voient travailler et je touche dorénavant une clientèle plus locale. »

Et la mayonnaise entre eux semblent avoir pris. Leur souhait est d’animer régulièrement le site par des événements organisés en commun, comme cela a été le cas pour Halloween. « Une dynamique est née », conclut Olivier Fouillet.

Un lieu chargé d'histoire

La plus ancienne mention de cet établissement remonte au début du XVIIe siècle. D’abord relais de poste, ce lieu se transforme, à partir du XIXe siècle, en hôtel sous plusieurs enseignes au cours du temps : L'Hôtel de l’olivier se transforme en Hôtel Plasse puis, Hôtel des voyageurs et enfin Auberge du vieux relais, qui accueillait les voyageurs de commerce et amateurs de repas gourmands, mais aussi lieu de nombreux banquets jusqu’à sa fermeture en 2000.

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