Interview de Gérard Duzan
Proviseur du lycée Lot-et-Bastides
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Depuis que vous avez repris les rênes de ce lycée, vous avez essayé de l’ouvrir vers l'extérieur, dans le domaine des sports, de la culture ou des entreprises. Cette ouverture, cela vous semble essentiel à la vie d'un lycée ?
Gérard Duzan :Pour le lycée général, l’ouverture se fait surtout vers les partenaires sportifs et culturels. C'est une volonté de notre part, car nous accueillons des élèves qui viennent « chez nous » pour concilier travail scolaire et plaisir. Ça, c’est pour nous une réussite. Pour la partie professionnelle, où nous avons environ 560 à 580 élèves, nous avons besoin des entreprises. Le bac pro ou le CAP s'obtiennent avec des semaines de stage en entreprise, appelées périodes de formation en milieu professionnel. Il est donc crucial d’avoir des relations solides entre le lycée et les entreprises. La volonté de l'établissement a été de redonner une certaine image de marque. Nous ne sommes plus fuis, comme c'était le cas par le passé, et sommes même sollicités. C'est une réussite d'avoir des élèves qui choisissent nos formations. Tout ceci est le fruit d'un travail de longue haleine, avec des présentations dans les collèges notamment pour expliquer nos offres de formation.
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On peut dire qu’il y a une compétition entre les lycées pour attirer les jeunes ?
Gérard Duzan :Oui, il y a de la compétition, surtout pour certaines formations spécifiques comme la STD2A (sciences et technologies du design et des arts appliqués) qui est unique dans notre département. Il est crucial de nous faire connaître. Toutefois, sur le terrain, il n’y a pas de concurrence directe entre nous, car nous nous partageons le territoire. En revanche, il peut y avoir une concurrence avec des établissements privés ou agricoles qui ciblent les mêmes élèves que nous.
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En quoi ces leviers d'ouverture, qu'ils soient culturels, professionnels ou sportifs, contribuent-ils à améliorer le vivre ensemble dans le lycée ?
Gérard Duzan :Nos jeunes doivent se sentir bien là où ils sont. Offrir un internat avec la possibilité de suivre son entraînement sportif en soirée pour les élèves qui font partie d'un club, et pouvoir le concilier avec leur travail la journée, est l’idéal. Il faut essayer d'ajuster tout cela ensemble, tout simplement.