Actualités

À Oléron, La Colo&Co fait vivre la culture toute l’année

Modifié le mardi 16 juin 2026

4 minutes de lecture

Le week-end du 13 et 14 juin 2026, la Colo&Co, à Dolus-d'Oléron, a organisé la deuxième édition du Festival BD Oléron. Dans cet ancien centre de vacances reconverti en tiers-lieu, rencontres, ateliers et expositions ont rythmé cette édition, marquée par la présence d'une vingtaine d'auteurs et autrices parmi lesquels Régis Loisel, Jean-Louis Tripp, Marguerite Abouet ou encore Émile Bravo. Un succès qui illustre le chemin parcouru par La Colo&Co depuis son ouverture.

vue de la façade extérieure
Crédit photo Région NA

À première vue, rien ne destinait cette ancienne colonie de vacances à devenir un tiers-lieu culturel. Pourtant, grâce à un travail acharné, le bâtiment a retrouvé une seconde vie. Hébergements, restaurant, programmation culturelle, accueil d'associations, événements artistiques et projets solidaires : La Colo&Co est devenue un véritable lieu de rencontres où habitants, visiteurs et bénévoles se croisent toute l'année.
À l'origine du projet, on retrouve Jocelyn Priour. Ancien entrepreneur dans les nouvelles technologies, il découvre le site il y a quelques années alors qu'il réfléchit à un changement de vie avec sa famille. Séduit par le potentiel du lieu, il décide de se lancer dans une aventure aussi ambitieuse qu'inattendue. Après deux années de travaux menés en grande partie en famille et avec l'aide de proches, l'ancienne colonie de vacances ouvre ses portes. « Nous voulions créer un lieu où puissent cohabiter activité économique, vie associative et ouverture culturelle », résume-t-il.

salle de restaurant avec deux personnes au comptoir
Crédit photo Région NA

Une ancienne colo devenue tiers-lieu

Le projet conserve l'âme du bâtiment d'origine. Les vieux carreaux de ciment, les tables de réfectoire, certains casiers et porte-manteaux ont été réemployés. Cette identité singulière contribue aujourd'hui au charme du lieu. Au fil des saisons, la Colo&Co a élargi son activité. Le site dispose désormais de 10 studios et 3 appartements permettant d'accueillir groupes et séminaires, d'un restaurant convivial fonctionnant notamment autour de grandes tablées partagées, ainsi que d'espaces dédiés aux événements et au co-working. L'objectif est clair : faire vivre l'île au-delà de la saison estivale. « Il y a une vraie demande de culture sur le territoire, mais il faut créer des habitudes, donner envie aux habitants de sortir et de se retrouver », explique le fondateur. Concerts, spectacles, conférences, ateliers créatifs, rencontres littéraires ou événements festifs se succèdent ainsi tout au long de l'année. Une programmation portée par l'association Laafi(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre), créée par Jocelyn, dans le prolongement d'un engagement de plus de vingt-cinq ans dans des projets culturels et solidaires menés au Burkina Faso.

  • lit dans une chambre avec une décoration coloré
    Crédit photo Région NA
  • cuisine et table à manger dans un appartement
    Crédit photo Région NA

Le Festival BD, symbole d'une dynamique collective

Le Festival BD témoigne pleinement de cette dynamique. Bien plus qu'un simple rendez-vous culturel, l'événement mobilise chaque année un large réseau d'acteurs locaux. Pour préparer cette deuxième édition, enseignants, médiathèques, associations et bénévoles ont travaillé de concert pendant plusieurs mois afin d'associer les habitants et les scolaires à la manifestation.
Des ateliers et rencontres ont ainsi été organisés avec les écoles de l'île, permettant aux élèves de découvrir l'univers de la bande dessinée. Pour Jocelyn, cette implication du territoire est essentielle : « On commence à voir que ça prend. Pour préparer le festival, une dizaine d'enseignants sont venus participer aux réunions. Aujourd'hui, certains sont même devenus bénévoles de l'association. »
 

  • des planches de BD exposées
    Crédit photo Région NA
  • une planche de BD
    Crédit photo Région NA

Le week-end des 13 et 14 juin, les visiteurs ont pu rencontrer une vingtaine d'auteurs et autrices, assister à des séances de dédicaces, découvrir plusieurs expositions ou encore participer à des ateliers de dessin. Un programme qui illustre la volonté de La Colo&Co de rendre la culture accessible au plus grand nombre. Au-delà de l'événement lui-même, le festival agit comme un révélateur de ce que cherche à construire le tiers-lieu depuis son ouverture : un espace où habitants, résidents secondaires, associations, artistes et visiteurs peuvent se rencontrer. « Il faut du temps pour créer des habitudes, mais on sent que les gens s'approprient progressivement le lieu », observe Jocelyn. « Le festival montre que lorsque l'on fédère les énergies locales, il se passe quelque chose. »

L'aide régionale

Ce projet a été accompagnée par la Région Nouvelle-Aquitaine dans le cadre de son Appel à manifestation d'intérêt dédié aux tiers-lieux(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre). L'aide de 35 000€ accordée a notamment permis d'aménager de nouveaux espaces, d'installer une cloison mobile dans la grande salle afin de multiplier les usages et de renforcer les capacités d'accueil du site.

En savoir plus sur La Colo & Co à propos de En savoir plus sur La Colo & Co

À lire aussi